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Réunion du Comité National de Lutte contre la Mortalité Maternelle, Néonatale et Infanto-juvénile, le 20 décembre 2017 à Yaoundé

 C’était pour faire le point sur l’évolution de la mise en œuvre des principales interventions et actions de lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile.

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Une vue des membres du comité

     Le mercredi, 20 décembre 2017, le Ministre de la Santé Publique, André MAMA FOUDA, a présidé  à  l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé, la réunion du Comité National de Lutte contre la Mortalité Maternelle, Néonatale et Infanto-juvénile. Cette session de travail s’inscrit dans un contexte où le secteur de la santé au Cameroun, a enregistré des progrès notables malgré la dégradation de certains indicateurs liés à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.Il existe une grande disparité entre les 10 régions en matière d’indicateurs de santé mère enfant. Les régions du Septentrion sont celles où ces indicateurs sont les plus préoccupants. Dans ces régions, 20% des enfants meurent avant leur cinquième anniversaire.

     Il s’agissait donc pour  les structures dévolues à la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, notamment, le PLMI, la DSF, le MINPROFF et le MINJEC, de faire le point sur l’évolution de la mise en œuvre des principales interventions et actions de lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Ladite rencontre a été organisée sous la forme de présentations suivis de débats.

Le PLMI, un rôle majeur

     En effet,  il ressort des présentations que le PLMI a pris une part active à l’élaboration des Plans de développement Sanitaire des District de santé (PDSD), dans les quatre régions prioritaires : l’Adamaoua, l’Est, l’Extrême-Nord et le Nord. Par ailleurs, le suivi des réunions des comités de  revue des décès maternels, périnatals et riposte (SDMPR)  par des descentes sur le terrain dans les hôpitaux  concernés, toutes choses qui ont contribué à améliorer les capacités nationales de mise en œuvre des interventions à haut impact dans au moins 80% de structures sanitaires ; d’ Organiser la collaboration et la coordination d'au moins 80% des structures de mise en œuvre pour l’exécution efficace des activités relatives aux interventions à haut impact au travers d’activités tels que la cartographie des ressources financières prévues pour la SRMNEA en 2017, l’appui à l’actualisation des plans opérationnels MINPROFF et  MINJEC, lors de l’élaboration des PDSD dans les 4 Régions ;l’appui à l’élaboration des plans opérationnels MINEDUB, MINESEC, MINAS, MINCOM lors de l’élaboration des PDSD dans les 4 Régions.

     Dans le même ordre d’idées, Pour favoriser l’accès des femmes enceintes, des femmes en âge de procréer et des enfants de 0 à 05 ans aux soins de santé de qualité, des activités de communication, de plaidoyer et de participation aux journées commémoratives ont été menées. En termes de gestion du Programme à tous les niveaux, des revues techniques et des réunions de comité ont été organisées, ainsi que l’élaboration des documents cadre.

     La Direction de la Santé Familiale (DSF), a présenté les résultats de la Surveillance des Décès maternels, Périnatals et Riposte menée au cours de l’année. Comme activités menées, on note la  Production du guide SDMPR ; l’élaboration du cadre réglementaire pour la SDMPR ; la surveillance des décès dans 59 districts de santé disposant de comités de surveillance des décès maternels et périnatals fonctionnels ; la mise sur pied des Comités régionaux et comité national fonctionnels.

     Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), a assuré des activités de formation et de sensibilisation portant sur la prévention du VIH/Sida, les Violences Basées sur le Genre, les dangers des grossesses précoces ont été menées à l’attention des travailleuses de sexe dans la ville de Douala, des magistrats dans la région de l’Extrême-nord, des adolescents dans la région de l’Est. En outre, des activités visant à appuyer l’établissement des actes de naissance aux enfants n’en n’ayant jamais eu ont été organisées et 342 enfants en ont bénéficié. Il convient aussi de noter que plus de cent  femmes-victimes de fistule obstétricale ont été mobilisées pour leur prise en charge médicale.

     S’agissant du Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC), un référentiel de formation en Education Sexuelle Intégrée (ESI) a été élaboré, des ressources humaines ont été formées en ESI et ces derniers ont mobilisés et sensibilisés plus de 20 000 adolescents.47 poches de sang ont été collectés à l’hôpital de  47 poches de sang collecté par l’hôpital régional de Garoua à la faveur de 02 campagnes de don de sang et 26 000 préservatifs ont été distribués.

Mais … des efforts restent à faire

     Malgré toutes ces activités en faveur de l’amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, les difficultés persistent en terme de coordination entre le niveau central et les niveaux régionaux ce qui ne facilite pas la remontée des données de routine au niveau central et l’appropriation du rôle que les acteurs du niveau régional doivent jouer. Un problème similaire se pose dans la surveillance des décès maternels. En effet, moins de 50% des Décès Maternels sont audités, moins de 20 % des Décès Périnatals sont audités, il n’existe pas d’audit dans 6 régions. Il faudrait pour y remédier accroitre les ressources financières dans la santé mère et enfant, organiser des descentes dans les régions pour contribuer à améliorer la coordination, la collaboration intersectorielle et l’appropriation régionale; instaurer des planifications conjointes impliquant toutes les parties prenantes au niveau régional et aussi, le renforcement de la collaboration avec les associations et réseaux d’associations féminines à travers une contractualisation pour la mise en œuvre des activités de sensibilisation, d’éducation  et d’accompagnement des familles et communautés.

     Pour améliorer la mise en œuvre des activités de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, il a été recommandé au PLMI, d’appuyer les sectoriels sur le plan didactique avec le matériel de sensibilisation et de poursuivre le suivi du recrutement de 150 sages-femmes ou maïeuticiens dans la fonction publique. Quant au MINPROFF, il lui a été demandé d’étendre l’expérience des Clubs des hommes engagés.