-> Réunion dédiée au suivi de performance de la mise en œuvre des interventions visant l'amélioration de la santé de la reproduction,santé de la mère, du nouveau né et de l'adolescent.

 

 

             REPUBLIQUE DU CAMEROUN

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               REPUBLIC OF CAMEROON

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MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE

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CABINET DU MINISTRE

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PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA MORTALITE MATERNELLE ET INFANTO-JUVENILE

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MINISTRY OF PUBLIC HEALTH

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THE MINISTER’S OFFICE

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NATIONAL PROGRAM   TO COMBAT

MATERNAL AND CHILD MORTALITY

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ACCELERATION DE LA REDUCTION DE LA MORTALITE MATERNELLE ET INFANTO-JUVENILE

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Réunion dédiée au suivi de la performance de la mise en œuvre des       interventions visant l’amélioration de la santé de la reproduction, santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent

 

 Yaoundé, Hôtel Mont Febé, 12 décembre 2018 

CONTEXTE

A l’analyse de la situation de la santé maternelle et infantile entre 1998 et 2011, il ressort clairement que le Cameroun a connu une détérioration de certains indicateurs. Le ratio de mortalité maternelle est passé de 430 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1998 à 782 décès pour 100 000 en 2011 (EDS 2011). De manière spécifique, il existe une disparité géographique desdits indicateurs ainsi qu’un accès aux services de santé dans le pays, bien que le problème se pose avec acuité dans les 3 régions du septentrion et celle de l’Est. Par ailleurs, on relève que la mortalité néonatale est restée stagnante au cours des dernières années, tandis que la mortalité infanto-juvénile demeure particulièrement élevée dans les quatre régions malgré une légère baisse :

-          173 et 154 décès pour 1000 naissances vivantes dans le Nord et dans l’Extrême-Nord ;

-          103 décès pour 1000 naissances vivantes au plan national.

Bien plus, au regard d’un indicateur tel que le nombre d’accouchements assistés par un personnel qualifié les enquêtes MICS de 2011 et 2014 indiquent que ce taux est passé de 63,6% à 64,7%. Or dans les régions de l’Extrême-Nord et du Nord, seulement 29% et 35% des accouchements sont assistés par un personnel qualifié contre 99% à Douala et 96% dans les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest.

Parallèlement à ces indicateurs, lorsqu’on interroge les dépenses publiques en matière de santé reproductive, il se révèle que celles-ci sont relativement faibles et allouées de façon inefficiente. En effet, pendant que le budget du Ministère de la Santé Publique tourne autour 5,5% du budget national depuis les années 2000 celles consacrées à la Santé de la reproduction ne représentent que 14,54% des dépenses totales de santé (comptes nationaux de santé de 2012).

En outre, il convient de le relever, qu’il y a une insuffisance criarde et surtout une distribution inéquitable des ressources humaines pour la santé dans le pays en même temps que le secteur pharmaceutique fait face à des défis majeurs. La mortalité maternelle et infanto-juvénile est de fait un problème de santé publique dans ce contexte et en tant que tel, mérite qu’on y accorde une importance toute particulière. L’une des réponses du Gouvernement a été la mise en place du Programme National Multisectoriel de Lutte contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile (PLMI).

L’un des instruments de cette lutte est le Plan Stratégique de réduction de la Mortalité Maternelle, néonatale et infanto-juvénile (outil multisectoriel) qui est complété depuis juillet 2015 par le Dossier d’Investissement pour l’amélioration de la Santé de Reproduction, santé Maternelle, Néonatale et Infanto-juvénile (SRMNEA) à travers le Mécanisme de Financement Mondial en Soutien à Chaque Femme Chaque Enfant (GFF). Il s’agit d’un partenariat de financement piloté par les pays qui réunissent, sous une direction et une appropriation nationale, un éventail de partenaires importants fournissant un financement intelligent, à échelle et durable afin de mettre fin aux décès évitables de mères, de nouveau-nés, d’enfants et d’adolescents d’ici à 2030.

Le dossier d’investissement en SRMNEA (2017-2020) élaboré et mis en œuvre depuis 201… dans ce cadre et en appui au Plan Stratégique y relatif vise à prioriser les investissements dans ce domaine au Cameroun tout en veillant à une utilisation plus efficiente, plus efficace et plus équitable des ressources, à travers la mobilisation des acteurs (gouvernement, partenaires, société civile, secteur privé) autour d’un paquet d’interventions multisectorielles qui ciblent les populations les plus nécessiteuses, en mettant l’accent sur l’atteinte des résultats.

OBJECTIFS

  • Objectif général :

Partager avec les différents acteurs de la SRMNEA le niveau de mise en œuvre du Dossier d’Investissement pour l’amélioration de la santé de la reproduction, santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et la santé de reproduction des adolescents/jeunes.

  • Objectifs spécifiques :

-          présenter l’évolution des principaux indicateurs de la SRMNEA des trois premiers trimestres de 2018 dans les 10 régions ;

-          faire l’état des lieux des principaux problèmes et difficultés rencontrés  dans la mise en œuvre du Dossier d’Investissement ;

-          définir une stratégie visant à adresser l’épineuse question de la ressource humaine en santé (formation, déploiement, prise en charge etc.)

RESULTATS ATTENDUS

A l’issue de cette réunion, il était attendu que :

-          l’évolution des indicateurs SRMNEA du pays, entre 2017 et les trois trimestres 2018, soit connue ;

-          les problèmes et difficultés liés à la mise en œuvre du Dossier d’Investissement soient connus de toutes les parties prenantes et des pistes de solutions proposés;

-          une stratégie à court ; moyen ou long terme visant à trouver des pistes de solution au problème de ressources humaines en santé de reproduction soit élaborée.

METHODOLOGIE

-          exposés sur power point avec vidéoprojecteur ;

-          discussions  

Introduction 

Le Ministre de la Santé Publique a présidé, le mercredi, 12 décembre 2018, la deuxième réunion de coordination des activités mises en œuvre dans le cadre du dossier d’investissement SRMNEA dans le cadre du financement GFF. Cette rencontre stratégique qui qui avait pour objectif d’apprécier le niveau de performances de l’implémentation du dossier d’investissement SRMNEA a regroupé entre autres :

-          les dix (10) couples de responsables des Délégations Régionales de la Santé Publique (Délégué régional et Point Focal Santé de la Reproduction) ;

-          les cinq (5) Délégués régionaux de la Jeunesse et de l’Education Civique ainsi que la Promotion de la Femme et de la Famille de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, de l’Extrême-nord et du Nord ;

-          les responsables des services centraux impliqués de toutes les sectorielles (MNSANTE, MINJEC, MINPROFF, MINESUP, MINESEC etc ;

-          les représentants résidents de l’UNICEF, de l’UNFPA, de la GIZ ;

-          les représentants des agences du Système des Nation Unies ;

-          les représentants de la Société Civile.

Quatre temps forts ont marqué le déroulement de cette activité qui se veut un rendez-vous de partage d’expériences et de réflexion à savoir :

-          le discours d’ouverture des travaux ;

-          les exposés ;

-          les échanges ;

-          l’adoption des recommandations.

Le présent rapport propose une synthèse des différents moments qui ont meublé cette activité.

  1. 1.L’ouverture des travaux

Monsieur le ministre a, à l’entame de son propos remercié les participants à cette rencontre d’échanges, particulièrement ceux venant des régions autres que celle du Centre. Il a poursuivi en rappelant le contexte de la tenue de cette rencontre, à savoir, faire le point sur le niveau de mise en œuvre des actions visant à accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Il a relevé pour poursuivre le faible niveau de décaissement des fonds dédiés à la mise en œuvre du dossier d’investissement, à ce sujet, il a noté que le niveau de décaissement se situe à 15% au troisième trimestre. Y faisant suite, il a instruit que les DRSP inscrivent dans leur agenda 2019, l’ensemble des activités prévues pour leur mise en œuvre sans délais. Par le même coup il a interpelé le Secrétariat technique du PLMI pour veiller au suivi de cette instruction.

Il a par ailleurs invité les DRSP concernés par la mise en œuvre des interventions du DI à accroitre la coordination et la collaboration pour une mise œuvre efficiente des interventions. En outre, se référant au sujet de discussion inscrit à l’ordre du jour, notamment la question des ressources humaines dans le système de santé, il a relevé avec bonheur que le Chef de l’Etat a permis, selon la règlementation en vigueur, le recrutement de nouveaux personnels médicaux-sanitaire dans les Formations sanitaires publique, et structures administratives comme le District de santé. Cette mesure permettra de créer près de 4500 emplois à travers les CDD dont la prise en charge se fera avec le concours des Collectivités Territoriales Décentralisées. C’est sur cette note d’espoir, que le MINSANTE a invité les participants à plus d’engagement pour la réussite de ces travaux qu’il a déclaré ouverts.

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Monsieur le Ministre de la Santé Publique lors de son discours d’ouverture

  1. 2.Exposés

Trois principales présentations ont été faites au cours de ces assises. Elles ont porté respectivement sur la revue des recommandations formulées lors de la dernière réunion du genre ; le suivi comparé des indicateurs SRMNEA multisectoriels des années 2016, 2017 et 2018 ; et le partage d’expériences en matière de gestion de la ressource humaine dans les formations sanitaires, le cas de la région de l’Est.

  • La revue des recommandations de la réunion du 30 mai 2018

Cette présentation a été assurée par madame le Secrétaire Technique du PLMI, sous la modération de madame le Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique. Il est ressorti des différents échanges qu’un certain nombre de recommandations ont été mises en œuvre pendant que d’autre sont en cours d’implémentation. La présidente de séance a suggéré que les détails liés au processus de mise en œuvre d’une recommandation soit donnée, autrement dit, l’expression en cours de réalisation devrait faire ressortir le niveau de mise en œuvre de la recommandation. Au final, le tableau ci(après présente les niveau d’opérationnalisation desdites recommandations.


Etat de mise en œuvre des recommandations de la réunion de coordination des acteurs impliqués dans le DI du 30 mai 2018
RECOMMANDATIONS RESPONSABLE ETAT DE MISE EN OEUVRE
  Iintensifier la collaboration et la coordination multisectorielle dans le cadre de la SRMNEA au niveau des régions avec la pleine participation des PTF  MINSANTE XXXFosa dotées chacune d’une ambulance médicalisée
  Etendre l’utilisation du DHIS2 à toutes les formations sanitaires y compris celles relevant des forces de défense et de sécurité) 

PLMI

Tous les sectoriels

Des rencontres multisectorielles se sont tenues dans 07 régions
   

DRSP, CIS, DGSN,

MINAT, Santé Militaire,

En cours, La DRSP Centre a formé le personnel de l’Hôpital Militaire de Yaoundé
  Dans le cadre de la mise en œuvre du DI, insister sur le renforcement des piliers du système de santé afin que le GFF apporte la plus-value attendu.

MINSANTE

DRSP

 
  5. Présenter les financements engagés pour la mise en œuvre des activités y compris dans le cadre du PBF afin de mettre en parallèle les résultats obtenus et les financements investis.

PLMI,

Toutes les parties prenantes 

La cartographie des ressources financières pour la SRMNEA en 2018 se fera dans les prochaines semaines
  Simplifier la matrice pour les présentations en se focalisant sur quelques indicateurs clés permettant ainsi de suivre leur évolution PLMI Exécuté
  Assurer le partage des rapports trimestriels des régions dans le cadre du DI y compris ceux des secteurs partenaires afin de faciliter la diffusion de l’information entre les réunions semestrielles Les sectoriels En cours d’exécution
  Renforcer le fonctionnement du Groupe de travail technique mère enfant et ses sous-groupes  PLMI, DSF  Nombre de rencontres tenues au cours de l’année
  Intégrer dans le DHIS 2 les informations relatives à l’Etat civil, aux activités des secteurs partenaires dans le cadre du suivi du DI et de la multisectorialité liées à   la SRMNEA BUNEC, Ministères concernés, CIS Non exécuté
  Prendre en compte les cibles programmatiques du PNLP dans le suivi de la mise en œuvre du   Dossier d’Investissement;

PLMI

PNLP 

Non exécuté


  • Evolution des principaux indicateurs de SRMNEA

Présenté par le chef de section Planification, Programmation et Suivi Evaluation au PLMI, cet exposé a permis à l’assistance d’apprécier les résultats ou les indicateurs de SRMNEA de 2016, à 2018 (les trois premiers trimestres de l’année en cours) pour ce qui est du secteur santé et les indicateurs 2017 et 2018 pour les autres secteurs ou structures (MINJEC, MINPROFF et BUNEC).

De manière globale, il ressort que la vision du Dossier d’Investissement est de faire du Cameroun un pays « où l’accès universel aux soins et services de qualité pour les femmes et les enfants est une réalité et où les décès maternels, néonatals et infantiles évitables sont éliminés ». Pour ce faire, cinq principes directeurs guident la mise en œuvre de celui-ci, à savoir :

-          priorité aux pathologies les plus meurtrières

-          focus sur les populations vulnérables et les plus à risque (équité)

-          capitalisation des interventions à haut impact et des meilleures pratiques pour le passage à échelle de leurs couvertures

-          exploitation des avantages comparatifs des acteurs sur le terrain

-          intensification de la collaboration/partenariats dans le cadre de l'approche multisectorielle.

Dans un souci d’harmonisation et d’alignement des indicateurs avec le dossier d’investissement, quelques indicateurs dits traceurs ont été sélectionnés pour rendre compte de l’évolution ou de l’amélioration de la SRMNEA dans les périodes sus-indiquées. Pour le secteur santé, il s’agit de :

-          la consultation prénatale (CPN) ;

-          la consultation post natale ;

-          les accouchements assistés par un personnel qualifié ;

-          la planification familiale ;

-          la couverture des femmes enceintes au TPI ;

-          la couverture des femmes enceintes en ARV ;

-          le taux d’accouchement par césarienne ;

-          la prise en charge de la malnutrition aigüe chez les enfants de 0 à 5 ans ;

-          la couverture en Penta 3 des enfants ;

-          la surveillance des décès maternels, périnataux et riposte.

  1. i)La planification familiale 

Les deux diagrammes ci-après nous font état de l’évolution des performances dans les dix régions. Quatre méthodes ont été identifiées notamment la pilule oestro-progestative, le dépôt provera, le DIU et de l’implant. De manière globale nous retenons qu’il y a une augmentation des nouvelles acceptrices de DIU dans toutes les régions à l’exception de l’Ouest, du Sud et du Sud-Ouest. Dans le même temps, la consommation des implants en 2018 est très poussée dans les régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Extrême-nord, du Nord, du Nord-Ouest et du Sud alors qu’elle est réduite à l’Ouest et dans le Sud-ouest. Cette augmentation concerne également le dépôt provera et notamment dans les régions du centre, de l’extrême-nord, du nord et du nord-ouest.

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  1. ii)La consultation prénatale et la consultation post-natale

Indicateurs nous permettent de constater des améliorations sensibles dans la plupart de régions autant pour la CPN1 que pour la CPoN au fil des années. En effet, si 2017 présentent des indicateurs en nette amélioration par rapport à 2016, il convient de signaler que dans la plupart des régions ces mêmes indicateurs ont connu des améliorations. Bien plus, les régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Ouest, du Littoral, le Nord et le Sud-ouest ont des taux de consultation post-natale plus élevés que l’année dernière.

  1. iii)Taux de césarienne, couverture en Penta 3 et couverture des femmes enceintes en ARV

La couverture des femmes enceintes en ARV reste inférieure aux objectifs de 90-90-90. Bien que nous notons de moins en moins des ruptures, force est de constater que les mentalités demeurent un frein pour l’atteinte de la couverture en ARV des femmes enceintes. La situation semble aussi maîtrisée pour ce qui est de la couverture des enfants en Penta 3. Pour ce qui est du taux de césarienne pratiqué, il est en nette augmentation dans la plupart des régions quoi qu’il n’excède pas 6% dans neuf régions.

  1. iv)La surveillance des décès maternels et périnataux

A titre de rappel, les décès maternels sont considérés comme toute mort d’une femme survenue pendant qu’elle est enceinte ou dans les 42 jours qui suivent la terminaison d’une grossesse quelle qu’en soit l’âge et la localisation et Imputable à toute cause liée à la grossesse ou aggravée par la grossesse. Les décès périnataux pour leur part sont des décès des bébés de la 22ème semaine de grossesse au 28ème jour de vie du bébé. Dans la perspective de la prévention des causes de ces décès, la surveillance des décès maternels, périnataux et la riposte à y apporter sont considérées comme un indicateur, en ce sens que via une notification des cas survenus, il est possible de faire un audit pour définir les causes de l’un de ces décès.

A ce sujet, nous distinguons deux types d’audit, à savoir l’audit ou la revue clinique (fait dans une formation sanitaire, dont l’objectif est de déterminer scientifiquement les causes de la mort et l’autre communautaire, encore nommé autopsie verbale, qui permet un recoupement de l’information favorisant la promotion des actions de sensibilisation visant à minimiser les causes socio-économiques. En termes d’analyse de cet indicateur, nous retenons que ce dernier a connu des améliorations dans sa composante « notification ». En effet, en effet, de 92 décès maternels notifiés en 2017, nous sommes passés à 476 à la fin du troisième trimestre 2018 quoique le taux de d’audits y relatif effectué reste faible : 53%. Ce dernier aspect est plus poussé pour ce qui est des décès périnataux, seulement 10% de cas audités.

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  1. v)Performances des secteurs partenaires

Le caractère multifactoriel de ma mortalité maternelle et infanto-juvénile induit une approche multisectorielle. Dans ce sens et dans la perspective de la mise en œuvre du dossier d’investissement SRMNEA, certains indicateurs de performance des structures et administrations partenaires sont suivis. Dans le cadre de cette rencontre, l’accès a été mis sur trois secteurs, à savoir femme et famille, jeunesse et état civil. Les tableaux qui suivent nous présentent les résultats engrangés entre 2017 et 2018 en matière de formation et encadrement des adolescents et jeunes extra-scolaires, de formation de la ressource humaine et de contribution aux intrants, notamment les produits sanguins pour les deux premiers secteurs.

Activités Performances 2017 Performances 2018 Lieu de mise en œuvre Secteur
Encadrement et formation des adolescents et jeunes extra-scolaires dans les structures opérationnelles (CMPJ/CPFF) 4236 5089 National MINJEC
17942 Non disponible National MINPROFF
Référencement des cas des CMPJ/CPFF pour les problèmes de SR vers les structures sanitaires Non disponible Non disponible National MINJEC
Non disponible Non disponible National MINPROFF
Activités Performances 2017 Performances 2018 Lieu de mise en œuvre Secteur
Nombre de poches de sang mobilisé lors des campagnes de don de sang 0 113 poches de sang Adamaoua Minjec
0 0 Est
0 55 poches de sang Extrême-nord
47 poches de sang 107 poches de sang Nord
Activités Performances 2017 Performances 2018 Lieu de mise en œuvre Sectoriel
Former les encadreurs des CMPJ/CPFF en ECS 09 19 Adamaoua MINJEC
09 19 Est
09 19 Extrême-nord
09 19 Nord
0 05 Adamaoua MINPROFF
0 05 Est
0 0 Extrême-nord
0 0 Nord

De manière globale, nous pouvons indiquer qu’il n y a pas encore un système de remonter des données structuré qui prenne en compte toutes les parties prenantes. Toutefois, il convient de noter qu’il y a des efforts qui sont déployés à cet effet. Nous en voulons pour preuve, l’harmonisation des fiches de collecte de données désagrégés par sexe, et groupe d’âges adaptés à tous les secteurs.

En outre, nous notons des progrès notables pour ce qui est de l’amélioration de notre système d’état civil avec la formation des acteurs impliqués, la mise à disposition des documents de référence qui sont inscrits dans une perspective d’harmonisation pour des actes d’état civil de qualité.

  • La situation de la ressource humaine en SRMNEA

Cet exposé a été conduit par monsieur le Délégué Régional pour la Santé Publique de l’Est. Il a été question au cours de son propos de partager avec les autres délégués et l’ensemble des participants son expérience en termes de solution palliative au déficit de la ressource humaine en SRMNEA. Il ressort de son sa présentation que le Performance Based Financing (PBF) ainsi que la volonté de certains acteurs du système sanitaire peuvent permettre de trouver les réponses locales à ces questions d’insuffisance de ressource humaine de qualité dans nos formations sanitaires. En effet, il se dégage que sous les conseils avisés des responsables du Ministère de la Santé Publique, le DRSP-Est et les responsables de l’hôpital de Moloundou, sous le coaching du Chef de District de Moloundou et des managers de l’Agence de Contractualisation et de Vérification (ACV) du même DS, ont pu recruter des personnels médico-sanitaires qui sont sous contrat avec l’hôpital. Depuis leur recrutement et le système de fidélisation qui a été mis en place, l’hôpital produit davantage et est de plus en plus fréquenté par la population qui préférait, avant, recourir aux services offerts dans les formations sanitaires du secteur privé.

  1. 3.Les échanges

A la suite des deux principales présentations, notamment celle portant sur les indicateurs comparatifs de SRMNEA 2016-2018 et la dernière portant sur le partage d’expérience en matière de solutions locales pour résoudre le déficit en ressources humaines, les participants ont pris la parole qui mieux comprendre d’une part et apporter leur contributions d’autre part. Aussi les interventions des uns et des autres peuvent être regroupées sous deux points, à savoir la compréhension des indicateurs présentés et les contours du recrutement local de personnels médico-sanitaires.

Pour ce qui est du premier point, on relève que certains indicateurs présenté sont peu fiable, du fait d’une utilisation approximative ou peu indiqué du logiciel DHIS2. En effet, le désenclavement de certaines régions et localité, le manque d’outil ou matériel de travail approprié au remplissage du DHIS2 ne permettent pas de faire tenir à tous les niveaux une bonne qualité d’informations sanitaires ou de données. Par ailleurs, le manque de comité de validation des données dans toutes les régions ne facilite pas la remontée des données de qualité. A côté de cela il faut ajouter les écarts qui se créent entre les indicateurs achetés par l’ACV local et ceux recalés et non capitalisés par le système régional (cas des accouchements assistés dans la région de l’Est.

Le second point de discussion a porté sur le management administratif du recrutement de la ressource humaine locale par les Fosa ou les DS. La parole a été à ce sujet donnée à monsieur le Directeur des Ressources Humaines au MINSANTE pour apporter des éclairages à ce sujet. Prenant la parole, il a tout d’abord tenu à indiquer que le Comité en charge des affectations et mutation au MINSANTE est toujours existant et fonctionnel et présidé par le Secrétaire Général dudit département ministériel. Poursuivant, il a relevé les contrats signés dans le modèle de recrutement initié au niveau local obéit à un certain nombre de règles de droit qu’il convient de respecter. Aussi, a-t-il engagé ses collaborateurs à accompagner tous les responsables susceptibles d’initier de tels projets.

Au terme de ces échanges, des recommandations ont été élaborées dans le sens d’apporter des solutions idoines et adaptés en vue de surmonter les goulots d’étranglement identifiés par les différents sujets abordés.

 

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Une vue partielle des différents présentateurs


  1. Recommandations actuelles
Recommandations Responsables Délais

1.

Insérer les indicateurs relevant de la coordination dans les contrats de performance

des DS et DRSP

DRSP, DS  
2. Acheter les indicateurs des réunions de coordination CTN, PTF et ETAT  
3. Insérer les indicateurs relevant de la supervision dans les contrats de performance des DS et DRSP DRSP, DS  
4. Acheter les indicateurs des réunions de supervision CTN, PTF et ETAT  
 

Utiliser le DI pour identifier les activités opérationnelles de SRMNEA à intégrer dans

les PTA des DS et Régions

Directions Centrales et Inspections Générales du MINSANTE ; Les 10 DRSP ; DS  
6. Proposer un mécanisme de coordination des acteurs du financement du DI PLMI ; DCOOP  

7.

Prioriser l’acquisition des équipements de TIC (Laptop, Desktop, Tablettes, etc.) et

du crédit de téléphone/internet dans les FOSA pour l’utilisation du DHIS2 à partir des subsides PBF

Responsable FOSA

ACV

 

8.

Doter/octroyer des subsides aux PF régionaux et des Districts de Santé pour le suivi-évaluation et transmission des activités aux niveaux hiérarchiques

ACV

Responsable FOSA

 

9.

Préparer une correspondance aux DG et PCA et PCOGEH des hôpitaux généraux et

centraux (Cat 1, 2 et 3) leur rappelant la mise à disposition des données de SRMNEA au DS et DRSP

CIS  
 

Ajouter parmi les indicateurs traceurs SRMNEA:

-       Prise en charge malnutrition

-       Activités communautaires

-       Prise en charge de la diarrhée avec SRO-ZINC

ACV

Responsable FOSA

 
  Intégrer le suivi de la PTME et la SRMNEA par le même personnel dans les régions DRSP  

11.

S’assurer de l’intégration de des indicateurs de l’Etat Civil dans les indicateurs du

DHIS2

PLMI ; CIS ; BUNEC  
12. Assurer la dissémination des recommandations aux responsables PLMI  


Conclusion

La deuxième réunion de coordination de la mise en œuvre du DI et dont l’objectif était d’évaluer le niveau de performance des acteurs en charge de la mise en œuvre des interventions visant à réduire la Mortalité Maternelle, néonatale et Infanto-juvénile a atteint les résultats qui était attendus d’elle. En effet, le niveau de performances de chaque région a été présenté sur la base de certains indicateurs traceurs. Par ailleurs, les performances des secteurs partenaires ont aussi été appréciées. En outre, la thématique qui constituait le centre des préoccupations de cette rencontre a permis de savoir que des actions au niveau stratégiques de l’Etat sont déjà entreprises à l’effet de faciliter le recrutement local de la ressources humaines manquantes dans les Fosa. A l’issu des échanges qui ont meublé cette rencontre, des recommandations ont été adoptées. La mise en œuvre de ces dernières sera évaluée au cours du premier semestre de l’année 2019. 

 

 Télécharger le rapport