Séro-positive et enceinte ?

Prévention  de la transmission mère-enfant du VIH : Notre meilleur pari pour atteindre une génération sans sida

La transmission mère-enfant (TME) est le principal mode de contamination des enfants par le virus VIH et est responsable de plus de 90% de l'enfance infection par le VIH. Les nourrissons peuvent être infectés par le VIH durant la grossesse, le travail, l’accouchement et l’allaitement.

Un enfant infecté par le biais de la transmission de la mère à enfant présente en général des symptômes du SIDA après 1 à 3 ans. Le SIDA progresse plus rapidement chez les enfants que chez les adultes parce que le système immunitaire de l’enfant n’est pas encore bien développé. En 2010 au Cameroun, 7 300 bébés sont nés séropositifs à cause de la transmission de la mère à l’enfant.

La Prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME) est un terme commun pour les programmes, les services et les interventions visant à réduire le risque d’infection à VIH/SIDA chez l’enfant. Sans PTME, le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant peut être aussi élevé que 35-45%. Des interventions efficaces de PTME peuvent réduire ce risque à moins de 5%.

Interventions de prévention de la transmission mère-enfant (PTME) : Un atout pour réduire les infections à VIH chez les nouveau-nés

Ces interventions comprennent :

  • Les services prénatals et le dépistage du VIH pendant la grossesse,
  • Fournir un traitement antirétroviral (ARV) aux femmes enceintes vivant avec le VIH,
  • Pratiques sécuritaires de l'accouchement,
  • Méthodes d'alimentation des nourrissons appropriées,
  • Dépistage du VIH du nourrisson exposé (début de diagnostic du nourrisson) et d'autres services de soins de santé post-natal.

Directives PTME : une occasion en or pour la femme enceinte séropositive d'avoir accès aux soins et traitements pour elle et toute sa famille.

Depuis 2001, le Ministère de la Santé Publique a été aligné les directives de l'OMS PTME et actuellement Option B + est mis en œuvre l'échelle du pays. Les lignes directrices actuelles recommandent que tous les femmes enceintes et allaitantes séropositives reçoivent un traitement antirétroviral continu quel que soit leur nombre de CD4 ou le stade clinique OMS connu comme l'option B +.

Le nourrisson exposé au VIH devrait recevoir un traitement antirétroviral (névirapine une fois par jour) dès que possible après la naissance, peu importe la méthode d'alimentation du nourrisson. Cette prophylaxie est donnée pour une durée de quatre à six semaines, si la mère a reçu plus d'un mois de ART avant l'accouchement et pendant 12 semaines, si elle a reçu ART depuis moins d'un mois avant l'accouchement. A quatre à six semaines d'âge, tests (début de diagnostic du nourrisson) devrait être fait. Une sérologie se fait à 18 mois pour fournir le statut final du VIH du nourrisson.

Faible fréquentation des formations sanitaires pour les consultations prénatales (CPN) : un défi à relever pour l’efficacité de la PTME

La mise en œuvre de ces mesures fait face à de nombreux défis avec l'un des principaux goulots d'étranglement étant une faible fréquentation des CPN (consultations prénatals). Cependant, il y a une amélioration de l'utilisation des CPN au fil des ans, à travers la mobilisation communautaire et l'aide des agents de santé communautaires. L’information, l’éducation et la sensibilisation massive des populations permettent de relever le défi : la fréquentation était à 74% en 2015.

Une bonne mise en œuvre des stratégies de PTME nous permettra d'atteindre l'objectif mondial d'éliminer la transmission mère-enfant du VIH. Cela conduira à une réduction de nouvelles infections à VIH chez les enfants par-dessus de 90%, ce qui est une étape essentielle pour assurer une génération sans SIDA et aussi d'améliorer la santé maternelle.

Source: Communications personnelles avec ONUSIDA